Eloges

Eloges à ses débuts

20 septembre 1960

1964 – On se trouve à l’Olympia comme à l’intérieur d’une cloche qu’on est en train de sonner », écrivait Elsa Triolet dans sa chronique théâtrale pour « les lettres françaises après un concert de Johnny Hallyday. L’écrivain, épouse de Louis Aragon, se démarque alors du microcosme intellectuel parisien très critique vis-à-vis du chanteur des yéyés dont elle prend la défense : «Le malheur d’être trop bien servi par les dieux… De quoi lui en veut-on, à ce splendide garçon, la santé, la gaîté, la jeunesse mêmes? De sa splendeur? De la qualité de ses dons et de son métier acquis, de sa sottise de jeune poulain? Des foules qui le suivent irrésistiblement? De l’argent qu’il gagne?

Son époux, Louis Aragon, plus modéré, évoque le chanteur dans un entretien de la « NRF » daté de 1963 où il évoque la chanson. « Personnellement, dit-il, je n’ai pas ce mépris qui s’exprime ici ou là pour les formes les plus récentes de la chanson, et par exemple, parmi les chansons que j’ai entendu chanter par Johnny Hallyday, pour en rester simplement là, il y en a que je considère comme de très bonnes chansons. Ce n’est pas parce que l’expression du sentiment est faite avec quelques mots, par des moyens autres, qu’elle perd de l’intensité ». Pour Aragon, quels que soient ceux qui l’expriment, poètes, chanteurs ou autres, « c’est toujours la poésie qui gagne, dit-il. Et peut-être que plus tard on considèrera Johnny Hallyday comme le roi de Navarre ».

En 1969, après un concert devenu mythique au Palais des sports de ¨Paris, le journaliste et écrivain Lucien Bodard est emballé. Dans France Soir, il élève Johnny au rang de « monstre sacré » « que tous les Français peuvent aller voir et admirer.»

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