Naissance, origines et enfance

Jean-Philippe, Léo SMET dit Johnny HALLYDAY est né le 15 juin 1943 à Paris dans le 9ème arrondissement.

Ses origines belges lui viennent de son père, Léon Michel SMET, né le 3 mai 1908 à Schaerbeek en Belgique et celle française, de sa mère, Huguette Eugénie Pierrette CLERC née le 19 mars 1920 à Paris.

Son père apprend le chant et l’art dramatique au conservatoire de Bruxelles. Il fût danseur dans la troupe de ballet du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, il mène ensuite une carrière d’artiste de cabaret en Belgique puis en France, sous le pseudonyme de Jean Michel. Il épouse en 1929, Nelly DEBEAUMONT puis en 1938, Jacqueline HARPET et enfin en 1944, Huguette Eugénie CLERC.

Sa mère a une formation de coiffeuse et manucure mais ne peut plus exercer, suite à de gros problèmes de santé dû à l’inhalation des produits de décoloration. Lorsqu’elle rencontre Léon 1942, elle travaille dans une crèmerie mais rêve de mannequinat. En juillet, ils décident de vivre ensemble, elle se retrouve rapidement enceinte et donne naissance à Jean-Philippe qui portera le nom de sa mère CLERC car son père est encore marié à Jacqueline HARPET.

Jean-Philippe et sa maman 1943 Paris
Jean-Philippe et sa maman 1943 Paris

En février 1944, Huguette rentre du travail, découvre que Léon Smet a vidé l’appartement et a quitté le foyer en l’abandonnant avec son fils en bas âge. Après avoir divorcé, Il revient quelques mois plus tard, épouse Huguette CLERC, reconnaît officiellement Jean-Philippe comme son fils et repart définitivement le 7 septembre 1944. Son fils ne le reverra que longtemps plus tard lors de son service militaire.

Huguette, sa mère se retrouve seule et doit reprendre une activité professionnelle. Elle travaille comme mannequin pour des maisons de couture (Rochas, Dior, Lanvin et Fath). Elle est incapable de faire face seule à cette situation, est peu disponible à cause de son métier et confie son petit garçon à sa belle sœur Hélène Mar.

Hélène Félicie Ghislaine Mar est la tante de Jean-Philippe, c’est la sœur de son père, elle est née le 29 août 1888 à Saint-Nicolas (Namur). Elle l’élève, comme son fils, dans la tradition des enfants de la balle, avec l’aide de ses deux filles, Desta née en 1924 et Menen née en 1925. Hélène et ses deux filles sont danseuses.

En 1945, Desta et Menen obtiennent un contrat à Londres à l’International Ballet. Sa tante et ses filles arrivent à convaincre Huguette, la mère de Jean-Philippe, qu’elle les laisse l’emmener avec elles à Londres.

A plusieurs reprises sa mère cherche à le reprendre son fils sans succès. Sa belle-sœur la convaincra que sa vie était avec elle, que cet enfant avait des dons artistiques.

Sa mère se remariera avec Michel Galmiche et aura deux autres garçons, Olivier et Jean-Christophe.

A l’âge de 6 ans, Jean-Philippe est inscrit à l’école des enfants du spectacle, prend des cours d’art dramatique, de danse classique, de chant puis apprend le violon et la guitare classique.

Durant son enfance, il voyage beaucoup en Europe avec ses cousines qui se produisent en spectacle.

Sa cousine Desta, se marie avec un danseur américain, Lee Halliday (Lemoine Gardner Ketcham). Lee se prend d’affection pour le petit garçon et devient son père de cœur. Johnny lui doit son prénom, il l’appelle Djinn-Philip puis Djinn, John et enfin Petit John, soit… Johnny. Jean-Philippe choisira plus tard Johnny Halliday comme nom de scène mais une faute de frappe transforma le nom en Hallyday.

Durant son enfance, il voyage beaucoup en Europe avec ses cousines qui se produisent en spectacle.

En 1952, à neuf ans, sa tante le fait engager dans des films de réclame pour Jean Mineur et pour la Samaritaine ou il apparait dans une publicité pour les vêtements Alba Junior, il joue le rôle de l’aîné d’une famille de l’époque, habillé par ce que la publicité qualifie de “plus beaux vêtements de Paris”.

Desta forme avec son époux un duo qui se fait appeler Les Hallidays. Âgé d’une dizaine d’années, Jean-Philippe les accompagne durant leurs spectacles et prend ainsi goût à la scène. Il joue à la guitare « Jeux interdits » sur scène habillé en cow-boy comme son père de substitution et commence à chanter pendant leurs spectacles.

En 1952, à neuf ans, sa tante le fait engager dans des films de réclame pour Jean Mineur et pour la Samaritaine ou il apparait dans une publicité pour les vêtements Alba Junior, il joue le rôle de l’aîné d’une famille de l’époque, habillé par ce que la publicité qualifie de “plus beaux vêtements de Paris”.

En 1953, à Trouville sur mer, sa tante l’inscrit à un radio-crochet ou il interprète «dans les plaines du Far West» (chanson d’Yves Montant) habillé en cow-boy avec un foulard au tour du cou et une guitare en bandoulière. Il obtient le premier prix.

Jean-Philippe 1953
Jean-Philippe 1953 (Cliquer pour agrandir)

A cette époque, Il fréquente les cours de comédie que dispense l’actrice Mary Marquet.

En 1954, à Paris, Jean Philippe poursuit son adolescence dans le quartier de la Trinité. Il est recruté comme figurant pour le cinéma et joue le rôle d’un élève le temps d’une courte apparition dans le film Les Diaboliques de Henri-Georges Clouzot qui sortira le 29 janvier 1955.

Jean-Philippe 1954
Jean-Philippe 1954

En 1955, à douze ans, il débute en tant qu’acteur pour le cinéma, joue le rôle d’un élève le temps d’une courte apparition dans le film Les Diaboliques de Henri-Georges Clouzot.

En 1956, il monte sur scène pour la première fois et assure la première partie du spectacle de Desta et Lee Halliday à Copenhague.

Johnny 1956 Copenhague
Johnny 1956 Copenhague (Cliquer pour agrandir)

En 1957, à 14 ans, Jean-Philippe découvre Elvis Presley au cinéma dans «Loving you» en français «Amour frénétique» qui montre la rapide ascension au firmament des vedettes de rock n’roll d’un jeune livreur du Texas. Ce style musical devient sa passion. Il est persuadé qu’il sera un jour rockeur. Sa famille lui procure des disques des Etats-Unis, il les adapte en français et commence à courir les clubs dont le célèbre Golf Drouot.

Dès 1958, au Golf Drouot il rencontre ses amis Claude Moine dit Eddy Mitchell et Jacques Dutronc. Il se produit dans différents lieux de la capitale : la Trinité, le Golf Drouot, l’Orée du Bois, le Robinson-Moulin-Rouge. Il passe en attraction pendant près d’un an, au Dancing du Moulin Rouge en compagnie de Philippe Duval, son premier guitariste.

Johnny 1963
Johnny 1963

Le 30 décembre 1959, Johnny figure parmi les invités de l’émission de radio Paris Cocktail. Dans la salle se trouve Jil (Gilbert GUENET) et Jan (Roger Jean SETTE), auteurs compositeurs de Colette RENARD, qui dirigent l’émission, Ils lui demandent s’il souhaite enregistrer un disque et comme il n’attend que çà alors ils l’emmènent voir Jacques WOLFSON, directeur artistique de chez VOGUE.

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