1986 – J’oublierai ton nom

Auteurs : Jean Jacques Goldman, Michaël Jones, compositeur : Jean Jacques Goldman

De semaines inutiles en futiles dimanches,
De secondes immobiles aux aiguilles qui penchent,
J’oublierai ton nom.

De quatre nouveaux murs dans un autre quartier,
De panneaux de peinture en meubles à installer,
J’oublierai ton nom.

De la piste suante à la dernière danse,
De quelques nuits de feu aux matinées de cendres,
De cette agitation dénuée de tout sens,
Du fond de ma raison jusqu’à mon inconscience,

De la main d’un ami au baiser d’une bouche,
Tous ceux qui sauront lire que le mal a fait mouche,
J’oublierai ton nom.

J’oublierai ton nom
De mille façons
Et cette certitude
Me fait plus mal encore.
J’aimais cette blessure.
C’était toi, encore.

J’aurais pu nous mentir et refuser de voir
Encore un peu sourire et faire semblant d’y croire
J’oublierai ton nom

Faire comme tant d’autres le choix de la raison
Mais ce n’est pas le nôtre pas cette trahison
J’oublierai ton nom

Tu as fais ton possible et j’ai fais de mon mieux
Moi la femme paisible et toi l’homme feu
Si nous restons honnêtes ce qu’on a été
La plus grande défaite serait de rester

De la main d’un ami
Au baiser d’une bouche,
Tous ceux qui sauront lire
Que le mal a fait mouche,

J’oublierai ton nom
De mille façons
Et cette certitude
Me fait plus mal encore.
J’aimais cette blessure.
C’était toi, encore.

J’oublierai ton nom
De mille façons,
Pour les mêmes raisons qui m’ont fait t’aimer
Parce qu’il fallait bien vivre avant d’oublier.

J’oublierai ton nom
De mille façons
Et cette certitude
M’est la pire des morts.
J’aimais cette blessure.
C’était toi, encore.

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